mercredi 25 juin 2008

Festa Juninha

Cette fête traditionnelle, nous la connaissions déjà.
En revanche…ce à quoi nous ne nous étions pas préparés…c’est aller à la festa juninha de Léonard.
En résumé : 1ère kermesse du petit bonhomme.
Sacré coup quand on vous annonce dans le carnet de correspondance : chers parents venez samedi prochain assister à la danse des enfants pour la « festa juninha » !!!

Voilà, nous y sommes, samedi 15h30 on enfourche les bicyclettes…
On s’était fait des images de ce que pouvait être une kermesse à la brésilienne… et bien c’était à la hauteur. Sinon pire.

Pour la festa juninha on s’habille en « campagnard » : on met une chemise à carreaux, un chapeau, un pantalon rapiécé, des fausses moustaches. Maman quant à elle se fait des couettes et des taches de rousseur.
Pour la festa juninha on mange de la « canjica » (riz au lait avec de la cannelle), de l’ « algodão doce » (du « coton sucré »… de la barba-papa quoi), des « pé de moleque » (nougat très dur), on boit du « quentão » (vin chaud).
A la festa juninha on danse des quadrilles, on chante des chants d’occasion. C’est la Saint Jean.

Alors vous me direz comment c’était ?
Un peu de pêche à la ligne, un peu de chamboule-tout, un peu de jeux d’adresse… On repart avec un ballon, un jeu bulles (celui là il le voulait) et un tambourin.
Et le moment tant attendu : LA DANSE.
Pas de « palco » (scène) car les enfants danseront à même la pelouse.
On passe sur la préparation… les parents qui envahissent l’espace de la représentation pour bichonner leurs petits. L'erreur des organisatrices c'est d'avoir demandé aux mamans de se joindre à la ronde pour la danse avec les enfants.
C'était l'apocalypse. Les gamins se roulaient par terre...Léonard voyant ce foutoir, a voulu prendre la tangente…

Plus tard, alors que je jouais au ballon avec lui, Léonard s’arrête et se met à faire des petits pas en avant.. des petits pas en arriere.
Et voila, tout seul dans son coin tranquille avec papa, le voila qui se met à danser !

Nous avons repris les vélos, direction la maison, avec le ballon, le jeu de bulles et la tambourin qu’il ne lâchait plus. Léonard était content, et nous aussi.
Une festa Juninha, c’est comme ca, c’est l’hiver qui est là…

Guillaume

Aucun commentaire: